Tu vends des voitures neuves ou d'occasion à des particuliers, en hall de concession. C'est un métier de commercial pur : ta paie dépend de ce que tu vends, et la pression du chiffre est permanente. Beaucoup d'attente entre deux clients, puis de l'intensité quand un acheteur sérieux se présente.
Les missions
- Accueillir les clients en hall et cerner leur budget et leur besoin réel
- Présenter les modèles, expliquer les motorisations, financements (LOA/LLD, crédit)
- Organiser et accompagner les essais routiers
- Négocier le prix, la reprise de l'ancien véhicule et les options
- Monter les dossiers de financement et la paperasse (immatriculation, livraison)
- Relancer les prospects et fidéliser les clients pour les ventes futures
Le cadre (où, avec qui)
Tu travailles en concession (succursale de marque ou agent), en hall d'exposition et au bureau pour la partie administrative. Tu es sous objectifs mensuels fixés par la direction commerciale, souvent en équipe avec un chef des ventes. Les samedis sont presque toujours travaillés (jour de plus forte affluence), et certaines soirées lors des opérations portes ouvertes.
Une journée type
Ouverture du hall, point rapide sur les objectifs et les véhicules à écouler. La matinée alterne accueil de clients qui passent, relances téléphoniques de prospects et préparation de dossiers. L'après-midi : un essai routier, une négociation longue sur une reprise, puis le montage d'un dossier de financement. Entre deux, des temps morts où tu prospectes ou mets à jour ton fichier. Fin de journée souvent sur un closing ou une relance pour ne pas perdre une vente.
La réalité du salaire
Ordre de grandeur à confirmer : en débutant, le fixe tourne autour du SMIC à ~1 550 €/mois net, complété par des commissions très variables selon les ventes. Un vendeur qui performe atteint 1 900 à 2 200 €/mois net une fois lancé, et les bons profils confirmés montent plus haut. Attention : les mois creux, c'est quasiment le fixe seul. La part variable peut représenter 30 à 50 % de la rémunération totale, donc le revenu est instable, surtout la première année.
Y accéder en reconversion
Pas de diplôme obligatoire pour démarrer : les concessions recrutent sur le profil commercial et la motivation. Pour crédibiliser une reconversion, on vise un titre/Bac+2 type BTS NDRC (Négociation et Digitalisation de la Relation Client) ou le GNFA (formations dédiées à la branche auto). Financement possible via CPF, ou en alternance (contrat de pro, payé pendant la formation). Coût : souvent pris en charge en alternance ; sinon quelques milliers d'euros pour un titre certifiant.
La pénibilité, sans filtre
- Revenu instable : les mois sans vente, c'est le fixe seul, le stress du chiffre est permanent
- Samedis quasi toujours travaillés + soirées portes ouvertes, peu compatible vie de famille
- Pression directe de la direction sur les objectifs, ambiance parfois 'compteur affiché'
- Longues plages d'attente entre deux clients, qui peuvent être pesantes
- Turnover élevé : beaucoup arrêtent quand les commissions ne suivent pas
Évolutions possibles
- Chef des ventes / responsable d'équipe commerciale
- Spécialisation véhicules d'occasion ou flottes entreprises (plus rémunérateur)
- Directeur de concession en fin de parcours
- Passage vers la vente B2B (utilitaires, sociétés) ou une autre marque premium
Pour toi si…
Pour qui aime le contact, encaisse la pression du chiffre et veut une paie liée à sa performance. Bon tremplin de reconversion si tu as déjà un tempérament commercial et que l'instabilité ne te fait pas peur.
Évite si…
Évite si tu as besoin d'un revenu fixe stable chaque mois, si les samedis libres sont non négociables, ou si tu détestes relancer/closer. Ce n'est pas un métier 'auto par passion' : c'est un métier de vente avant tout.
Source : fiche ROME D1404 · source 1 · source 2 · source 3 · source 4