Tu es le copilote chiffré de la direction : tu construis les budgets, suis les écarts entre prévu et réel, et alertes quand ça dérape. C'est un métier de tableurs, de tableaux de bord et de reporting, pas de comptabilité pure ni de stratégie pure. Très Excel, très deadlines mensuelles, exigeant en rigueur et en sens du business.
Les missions
- Élaborer les budgets prévisionnels et les plans à moyen terme avec les opérationnels
- Produire les reportings mensuels et tableaux de bord (chiffre d'affaires, marges, coûts)
- Analyser les écarts entre le budget et le réalisé, et en expliquer les causes
- Construire et fiabiliser des indicateurs de performance (KPI) par service ou produit
- Proposer des mesures correctives et des pistes d'économies à la direction
- Fiabiliser les données en lien avec la comptabilité et les systèmes d'information
Le cadre (où, avec qui)
Service finance/contrôle de gestion d'une PME, ETI ou grand groupe, ou en cabinet. Travail de bureau, beaucoup d'échanges avec la compta, les chefs de service et la direction. Souvent rattaché au DAF.
Une journée type
Hors clôture : analyse de données, mise à jour des tableaux de bord, échanges avec les opérationnels pour comprendre les chiffres, réunions. En période de clôture mensuelle (les premiers jours du mois) : rush intense pour sortir le reporting dans les délais, longues journées sur Excel et l'ERP. Métier cyclique, rythmé par le calendrier comptable.
La réalité du salaire
Ordre de grandeur à confirmer : environ 2 000 à 2 300 € net/mois en début de carrière (≈ 32 000-42 000 € brut/an selon région, secteur et taille d'entreprise). Métier bien rémunéré qui progresse vite : un profil confirmé atteint 3 000-3 500 € net, et un responsable du contrôle de gestion beaucoup plus.
Y accéder en reconversion
Métier de diplômés : 85 % des offres exigent un Bac+4/+5 (master CCA, contrôle de gestion, finance, école de commerce). En reconversion, c'est un des métiers les plus durs à atteindre sans le bon diplôme : il faut viser une licence pro contrôle de gestion ou un master en alternance/formation continue (DGC, DSCG, titre RNCP). Compte 1 à 2 ans, coût 0 € en alternance/CPF, sinon plusieurs milliers d'euros en école privée.
La pénibilité, sans filtre
- Pics de stress intenses à chaque clôture mensuelle : délais non négociables
- Position assise et écran (Excel, ERP) toute la journée, fatigue visuelle
- Pression de fiabilité : un chiffre faux remonté à la direction, c'est ta crédibilité qui tombe
- Tensions possibles avec les opérationnels qui n'aiment pas être 'contrôlés'
- Métier très analytique et solitaire par moments, peu de terrain
Évolutions possibles
- Contrôleur de gestion confirmé puis senior, sur un périmètre élargi
- Responsable du contrôle de gestion encadrant une équipe
- Directeur administratif et financier (DAF) à terme
- Bifurcation vers l'audit, la finance d'entreprise ou le conseil
Pour toi si…
Pour toi si tu es à l'aise avec les chiffres, méthodique, curieux du fonctionnement d'une entreprise, et que tu sais expliquer des données à des non-financiers. Idéal si tu aimes comprendre 'pourquoi' derrière les résultats.
Évite si…
Évite si Excel te rebute, si les deadlines mensuelles rigides t'angoissent, ou si tu veux un métier de terrain et de contact. Sans diplôme Bac+4/5 ou reconversion solide, l'accès est très difficile : ne te lance pas en pensant 'apprendre sur le tas'.
Source : fiche ROME M1204 · source 1 · source 2 · source 3 · source 4